Appel à contributions franco-québécois



Dans le cadre d'un partenariat entre À verse et la revue Lapsus,

 

un numéro spécial est en préparation sur le thème Dérive.

 

Vous pouvez envoyer un texte en prose ou une suite poétique de 3 à 8 pages sur le thème « dérive » en précisant vos noms, prénoms et pays, avant le 1er octobre 2010.

 

Envoyez vos propositions à derive1@hotmail.fr et revue.averse@gmail.com

 

 

Les revues À verse et Lapsus, dans le cadre d’un numéro spécial France-Québec, invitent les auteur-e-s des deux pays à soumettre leurs textes. La dérive s’impose. Québécois et Français pourront cohabiter sous une même couverture et refléter leurs préoccupations littéraires communes. Partageons-nous les mêmes projets, les mêmes obsessions ? Seule une dérive collective pourra nous le dire !

À chacun son Atlantique, chacun ses côtes familières et ses quais d’errance, de la Seine au Saint-Laurent. En dé-rivant, en se détachant de ses rives natales pour se laisser porter par le courant, on aborde des territoires inconnus, en nous comme sous nos pieds.

De grands ponts entre les continents ou de petits radeaux lancés sur les eaux permettent que des trajectoires se croisent et s’entremêlent, s’élèvent ou se noient ensemble ; on dérive toujours vers l’autre, même si on ne le trouve pas forcément.

La dérive mène à un déplacement, une errance dans l’espace, le temps et le langage. Dans ce lâcher-prise, l’illusion du contrôle, les repères sont perdus pour entrer dans l’oscillation de l’existence.

Écrire, c’est déjà entrer dans l’errance : fouiller la langue, aller à la rencontre des possibilités cachées en son sein, travailler sans relâche à creuser un mince passage entre nous et nos mots. Chaque fois, se trouver confronté-e au problème de dire l’indicible. Et tenter de se traduire malgré tout. 

C’est dans cet effort de créer des liens que nous remarquons les distances qui séparent les êtres, mais aussi les pas dans la même direction que nous faisons souvent à notre insu. En dérivant, en prenant conscience de tout ce qui nous entoure, nous pouvons enfin nous poser en tant qu’individu par rapport à l’autre.

Dérive. C’est une invitation à plonger dans l’ivresse : à travers l’abandon, s’éveiller à autre chose. Glisser dans les abîmes de l’existence, couler hors du lit de la rivière. En perdant le contrôle, en lâchant prise, on permet enfin la réunion des expériences, dans un débordement de chacun en dehors de lui-même.

 

Site de la revue Lapsus

 

 

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