Matthias Friedrich

 

 

Matthias Friedrich, né en 1992 à Trèves (Allemagne), se consacre à la poésie depuis quatre ans. Il a participé à la 26ème réunion des jeunes auteurs à Berlin et a publié quelques poèmes dans l'anthologie annexe (hundert herzschläge freigepäck). Actuellement, il se prépare à ses études.


 

 

 

Reminiszenzen 

 

die Tankstellen sind

wie Gletscher

im Nadelwald.

sie ragen vor uns auf als Tür ins Eis,

auf der Zunge eine unbekannte Parabelgleichung.

wir werfen Verpackungen in den Müll

und erinnern uns an den zweiten Quadranten

mit seinem Hauch, der uns in Schulstunden oft

befiel. (zerfallene Papierhalden, Stuhlbeine als

Verewigung unseres verschworenen Memorandums

gegen den August und seine gefliesten

Freibäder.)

später

hängen in den Bäumen Blechdosen. wir

denken an Schnüre, die uns den Tanz

zwischen Vokal und Konsonant vermitteln,

ohne dass wir die Schritte begreifen. wir

schweigen. 

 

 

Réminiscences 

 

les stations-services sont comme des

glaciers dans la forêt de conifères.

elles se dressent devant nous telles des portes dans la glace, l’équation

inconnue d’une parabole sur la langue.

nous jetons les emballages à la poubelle

et nous nous souvenons du deuxième quart d’un cercle

et de son haleine qui nous saisissait souvent

pendant nos heures de cours. (le versant délabré

du papier, des pieds de chaise pour pérenniser

notre mémorandum manigancé contre

l’août et ses piscines carrelées en plein air.)

plus tard,

des boîtes en fer-blanc pendent dans les arbres. nous

pensons aux fils que nous transmet la danse

entre voyelle et consonne,

sans que nous ne comprenions les pas. nous

                                                                       nous taisons.   

 

 

 

 

Traduction : Matthias Friedrich, Irène Gayraud

Extrait du n°8

 

 


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